AprĂšs deux annĂ©es dâĂ©cole vĂ©tĂ©rinaire đŸđ, jâavais envie de voir le mĂ©tier autrement que depuis les amphithéùtres et les stages dâobservation. Jâai donc dĂ©cidĂ© de travailler cet Ă©tĂ© comme ASV (Auxiliaire SpĂ©cialisĂ© VĂ©tĂ©rinaire) đ©ââïž dans une clinique mixte. Lâobjectif : apprendre vraiment comment fonctionne une structure vĂ©tĂ©rinaire au quotidien, tout en gagnant un peu dâindĂ©pendance financiĂšre đ°. Mission accomplie⊠et bien au-delĂ de mes espĂ©rances !
đ Le cadre : une grande clinique oĂč ça ne chĂŽme jamais
Du 16 juin au 30 aoĂ»t, jâai travaillĂ© dans une clinique mixte (canine, rurale et NAC), lâune des plus grandes de la rĂ©gion. Elle regroupe 17 vĂ©tĂ©rinaires et 20 ASV, une vraie fourmiliĂšre vĂ©tĂ©rinaire đ¶đźđ !
Concernant les horaires, une journĂ©e type se dĂ©roulait de 8h Ă 12h, puis de 14h Ă 19h. Je pouvais ĂȘtre amenĂ©e Ă travailler du lundi au samedi, avec un jour de repos dans la semaine si je faisais le samedi. Parfois, je faisais une heure de plus entre 12h et 13h pour aider sur des soins ou des hospitalisations, et il mâarrivait aussi dâassurer la fermeture de la clinique, vers 19h30. Des journĂ©es longues mais bien rythmĂ©es, toujours en mouvement !
MalgrĂ© ce rythme intense, jâai pu mâaccorder deux semaines de vacances : une avant de commencer le contrat, et lâautre juste aprĂšs, avant la rentrĂ©e scolaire. Un Ă©quilibre prĂ©cieux pour souffler un peu entre deux mondes !
Du point de vue financier, mon contrat Ă©tait rĂ©munĂ©rĂ© Ă 12,87 ⏠brut de lâheure, ce qui reprĂ©sentait environ 1 570 ⏠net par mois. Une somme correcte pour un premier poste saisonnier, surtout compte tenu de la diversitĂ© des missions et des responsabilitĂ©s confiĂ©es.
đ©ââïž Mon rĂŽle : ASV en salle de soins, au cĆur de lâaction
Contrairement Ă ce quâon imagine souvent du rĂŽle dâASV, je ne faisais pas du tout dâaccueil. JâĂ©tais affectĂ©e exclusivement en salle de soins, derriĂšre, au plus proche des vĂ©tĂ©rinaires et des patients đ©ș.
Mes missions étaient nombreuses et trÚs variées :
- đŻ Aider Ă la contention des animaux lors des consultations ou des soins.
- đ§Œ Sâoccuper des hospitalisations : soins, nourriture, confort, surveillance.
- đ§Ș Lancer des analyses, faire des colorations de lames, prĂ©parer du matĂ©riel.
- đŠ Commander du matĂ©riel, ranger, nettoyer.
- đ RĂ©pondre au tĂ©lĂ©phone pour donner des nouvelles aux propriĂ©taires.
Et surtout, aider les vĂ©tĂ©rinaires dans leurs gestes techniques, ce qui mâa permis dâapprendre Ă©normĂ©ment â bien au-delĂ de ce que jâimaginais au dĂ©part.
đ§ Apprendre Ă sa place⊠mais apprendre quand mĂȘme !
En tant quâĂ©tudiante vĂ©tĂ©rinaire, je savais que je devais rester Ă ma place dâASV, sans empiĂ©ter sur les responsabilitĂ©s mĂ©dicales. Pourtant, les vĂ©tĂ©rinaires mâont fait Ă©normĂ©ment confiance et mâont donnĂ© lâopportunitĂ© de pratiquer, dans le respect du cadre lĂ©gal â
GrĂące Ă eux, jâai pu :
- đ Poser des cathĂ©ters sur chiens et chats.
- đ« Intuber un chien avant une anesthĂ©sie gazeuse.
- âïž Faire des points de suture en fin de chirurgie.
Ces gestes, bien que stressants au dĂ©but, mâont permis de gagner en assurance, de dĂ©velopper mes gestes techniques, et de me projeter dans mon futur mĂ©tier de vĂ©tĂ©rinaire avec beaucoup plus de rĂ©alisme.
Mais au-delĂ de la pratique, câest surtout leur pĂ©dagogie et leur patience qui mâont marquĂ©e. Les vĂ©tĂ©rinaires prenaient vraiment le temps de mâexpliquer leur raisonnement, leurs diagnostics, les consĂ©quences possibles dâune maladie, et mĂȘme comment analyser une radio ou une Ă©chographie đ©»đ§ . CâĂ©tait incroyablement formateur et motivant.
Câest aussi dans ces moments que jâai rĂ©alisĂ© quâĂȘtre vĂ©tĂ©rinaire ne veut pas dire avoir toujours toutes les rĂ©ponses : mĂȘme les plus expĂ©rimentĂ©s peuvent douter, demander un avis, confronter leurs hypothĂšses. Ce que jâai trouvĂ© particuliĂšrement inspirant, câest que chaque vĂ©tĂ©rinaire avait sa spĂ©cialitĂ© ou ses points forts, et quâils sâentraidaient constamment pour offrir les meilleurs soins possibles aux animaux. Une vraie dynamique dâĂ©quipe, basĂ©e sur lâĂ©coute et la confiance đ€đŸ
⚠Les moments marquants : émotions garanties
Difficile de résumer un été aussi intense, mais certains moments resteront gravés :
đ¶ Une cĂ©sarienne sur une chienne : assister Ă la naissance de six chiots, les rĂ©animer, les sĂ©cher, les voir respirer⊠un moment unique, presque magique.
đ± Le sauvetage de chatons nouveau-nĂ©s : un homme est arrivĂ© Ă la clinique avec une portĂ©e de chatons, Ă peine ĂągĂ©s de quelques heures, nĂ©s dans la nuit. Il ne voulait pas les garder, et aucune association ne pouvait les prendre en charge â Ă cette pĂ©riode de lâannĂ©e, les refuges sont saturĂ©s, et les soins sont lourds (biberonnage toutes les deux heures, mĂȘme la nuit). Sans solution, ils risquaient lâeuthanasie⊠Ce fut une journĂ©e de stress, dâappels incessants, et de soins intensifs pour moi. Je les ai nourris, gardĂ©s au chaud, tout en espĂ©rant une issue. Finalement, en fin de journĂ©e, nous avons trouvĂ© une maison prĂȘte Ă les accueillir et Ă sâen occuper. Un immense soulagement, aprĂšs avoir passĂ© la journĂ©e Ă mây attacher.
đŸ Des soins aux animaux hospitalisĂ©s quâon suit jour aprĂšs jour, et la joie de les voir repartir sur pattes. Je prends lâexemple de Mango đ¶, un chien adorable qui venait Ă la clinique pour des douleurs abdominales aiguĂ«s đ€. Il ne mangeait plus du tout, ce qui inquiĂ©tait Ă©normĂ©ment sa famille. AprĂšs plusieurs analyses, le diagnostic tombe : hernie Ă©tranglĂ©e, entraĂźnant une souffrance intestinale grave đ.
đ Pas le choix, il faut lâopĂ©rer en urgence â ïž. On procĂšde Ă une entĂ©rectomie, une opĂ©ration qui consiste Ă retirer les parties de lâintestin grĂȘle nĂ©crosĂ©es par manque dâoxygĂšne. Lâintervention est risquĂ©e⊠et pendant lâopĂ©ration, on dĂ©couvre que de larges portions de lâintestin sont atteintes đ±.
Heureusement, l’opĂ©ration se passe bien â
, mais le plus dur reste Ă venir. Au rĂ©veil, Mango est trĂšs douloureux, incapable de se lever. Il est placĂ© sous morphine đ pour soulager sa douleur. On doit aussi surveiller sa tempĂ©rature toutes les 30 minutes : il est en hypothermie âïž, son corps nâarrivant pas Ă se rĂ©chauffer. Quelques heures plus tard, sa tempĂ©rature se stabilise đĄïž â une petite victoire qui nous redonne espoir !
Les jours suivants, on lui fait faire des exercices de mobilisation douce đŸ, et aprĂšs 2 jours, Mango se remet Ă marcher ! đ Un vrai moment dâĂ©motion et une belle leçon de courage.
đŹ Des Ă©changes bienveillants avec les vĂ©tĂ©rinaires, qui prenaient le temps de mâexpliquer, de me montrer, de corriger.
đ Et tous ces petits moments dâĂ©quipe, les blagues en salle de soins, les pauses cafĂ© Ă rattraper son souffle, et cette Ă©nergie collective qui rend le quotidien plus doux, mĂȘme dans les situations difficiles.



đ Ce nâest pas toujours facileâŠ
Le rythme Ă©tait trĂšs soutenu. Entre les consultations, les chirurgies, les soins aux hospitalisĂ©s, les appels tĂ©lĂ©phoniques⊠les journĂ©es filaient Ă toute allure đââïžđš. Mais au-delĂ de la fatigue physique, certaines situations Ă©taient plus difficiles Ă©motionnellement et mentalement Ă gĂ©rer.
đ Les euthanasies, par exemple, font partie intĂ©grante du mĂ©tier vĂ©tĂ©rinaire. On le sait en thĂ©orie, on lâapprend Ă lâĂ©cole⊠mais y assister concrĂštement, voir les regards des propriĂ©taires, sentir leur douleur, câest autre chose. On se sent impuissant, mĂȘme si lâacte est parfois un soulagement pour lâanimal. Ce sont des moments lourds, qui restent.
đ Il y a aussi la gestion des appels tĂ©lĂ©phoniques. JâĂ©tais rĂ©guliĂšrement en ligne avec des propriĂ©taires stressĂ©s, inquiets, parfois agressifs. Certains refusaient dâattendre au standard et appelaient directement le service des hospitalisations, pensant aller plus vite. Il fallait alors garder son calme, expliquer, rassurer⊠pas toujours Ă©vident quand on est dĂ©jĂ sous pression de lâautre cĂŽtĂ© du fil đđ„.
đ Et puis, il y a les choses auxquelles on croit ĂȘtre prĂ©paré⊠mais pas vraiment. On pense quâaprĂšs avoir Ă©tudiĂ© sur des animaux en anatomie, vu du sang, on pourra tout supporter. La rĂ©alitĂ© est diffĂ©rente.
DĂšs le premier jour, jâai assistĂ© Ă lâouverture dâun abcĂšs. Quand tout le pus est sorti, avec lâodeur qui lâaccompagnait, il Ă©tait Ă peine 9h30, et je peux dire que mon petit dĂ©jeuner mâa bien remontĂ© dans lâestomac đ€ą
Un autre moment marquant : lorsquâon mâa appelĂ©e en soins pour un chat infesté⊠dâasticots bien vivants, grouillant sous la peau. Une vision difficile Ă oublier, mĂȘme pour quelquâun de motivĂ©.
Tous ces moments font aussi partie de lâapprentissage. Ils mâont rappelĂ© que ce mĂ©tier demande une vraie force mentale, de lâempathie, du self-control⊠et que ce nâest pas toujours Ă©vident, mĂȘme quand on est passionnĂ©.
đ§âđ Une clinique pleine dâĂ©tudiants : des rencontres inspirantes
Ce que jâai particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© dans cette clinique, câest quâelle accueille de nombreux stagiaires tout au long de lâannĂ©e, y compris en Ă©tĂ©. Il y avait rĂ©guliĂšrement dâautres Ă©tudiants vĂ©tĂ©rinaires, venus comme moi pour apprendre, observer, pratiquer dans le cadre de leur formation.
Jâai ainsi eu lâoccasion de rencontrer et Ă©changer avec plusieurs futurs vĂ©tĂ©rinaires, certains venant de France, dâautres dâEspagne comme moi. Ces discussions mâont permis de dĂ©couvrir dâautres parcours, dâautres façons dâaborder le mĂ©tier, mais aussi de crĂ©er des liens avec des personnes qui partagent la mĂȘme passion.
On se soutenait, on apprenait les uns des autres, on dĂ©briefait nos journĂ©es⊠Ces moments de partage entre Ă©tudiants ont clairement enrichi mon Ă©tĂ©, bien au-delĂ de lâaspect purement professionnel.
đ Ce que je retiens
Travailler comme ASV mâa offert une expĂ©rience unique. Jâai appris :
- Des gestes concrets que je nâaurais jamais pu pratiquer Ă lâĂ©cole Ă ce stade.
- Lâimportance de lâorganisation, de la rigueur, de la communication.
- La rĂ©alitĂ© du mĂ©tier : ce nâest pas toujours âglamourâ, mais câest profondĂ©ment humain.
- Et surtout : que les ASV sont des piliers indispensables dans une clinique. Leur rÎle est trop souvent sous-estimé, et je repars avec une admiration immense pour ce métier.
đŹ En conclusion : un Ă©tĂ© formateur⊠et inoubliable
Cet Ă©tĂ© dans la peau d’une ASV mâa confortĂ©e dans mon choix de devenir vĂ©tĂ©rinaire. Jâen ressors plus confiante, plus compĂ©tente, et surtout plus consciente de ce qui mâattend.
Je recommande vivement cette expĂ©rience Ă tous les Ă©tudiants vĂ©to. Câest une vraie immersion, bien plus intense quâun stage, et une formidable opportunitĂ© de grandir professionnellement et humainement.
Un immense merci Ă toute lâĂ©quipe de la clinique pour leur bienveillance, leur pĂ©dagogie, leur patience. GrĂące Ă vous, cet Ă©tĂ© restera un souvenir fort dans mon parcours đŸâ€ïž

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salut ! Je mâappelle Clarisse et je suis une Ă©tudiante veto de lâuax en premiĂšre annĂ©e et je voulais savoir comment tu avais fait pour trouver les convocations de stage sur le campus de lâuax car je ne sais pas oĂč elles sont et vu que tu es Ă lâuax je me suis dit que tu devais savoir oĂč elles se trouvaient.
Salut ! Pour travailler l’Ă©tĂ© je n’ai pas utilisĂ© de convention de stage j’ai directement signĂ© un CDD. Sinon il faut que tu ailles dans la partie « Jefatura de estudios » sur le campus et dedans tu trouveras un dossier qui s’appelle « Solicitud PrĂĄcticas extracurriculares ». Dedans tu trouveras un fichier qui t’explique les dĂ©marches Ă faire pour demander une convention.